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Annonce du participant gagnant à l'étude sur les services juridiques reliés au droit du travail réalisée pour le compte du cabinet Loranger Marcoux

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Publié le 06-28-13 à 09:01

CROP dévoile le gagnat ayant participé au sondage sur les perceptions, attitudes et usage de services juridique reliés au droit du travail! l'heureux gagnant d'un iPad mini 32 Go est M. Sylvain Poisson.

Félicitations et merci à tous les participants!

Par CROP

Le courant, ça passe...ou ça casse!

Catégories: Nos capsules d'intérêt

Publié le 04-04-13 à 08:34

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Le dicton avait bien raison : l'enfer est pavé de bonnes intentions et bien des marques avec un produit « imbattable » ont dû vite déchanter et revoir leurs stratégies de mise en marché.

Un produit a beau être le plus récent ou le plus technologiquement avancé, il ne va pas pour autant battre toute concurrence dans son domaine sur la force de ces seules qualités, une dure leçon que l'industrie automobile découvre à ses dépens avec des ventes de voitures électriques qui font du sur-place depuis leur coup d'envoi.

 

Et pourtant, c'est le contraire qui aurait dû arriver; si l'on se base sur les études qui ont été faites, tout porte à croire que la voiture électrique jouit d'une grande popularité auprès des consommateurs :

 

-     71 % des Canadiens trouvent que les voitures électriques sont intéressantes

-     71 % des Québécois pensent que les voitures électriques remplaceront un jour celles à moteur conventionnel

 

Pourquoi ce capital de sympathie  se traduit-il si peu par un acte d'achat concret?

 

Les consommateurs nous disent que la principale raison pour laquelle ils envisageraient d'acheter une voiture électrique serait leur souci pour l'environnement et ensuite, leur volonté de se libérer de la tyrannie du pétrole. À l'autre bout du spectre, ce type de véhicule a un talon d'Achille de taille avec un prix d'achat pour le moins électrifiant et une autonomie restreinte qui nécessite de fréquentes recharges de la batterie. Les avantages sont donc externes (considérations écologiques) tandis que les inconvénients touchent au produit même (prix, manque d'autonomie). La recette est perdante au départ.

 

Prenons les téléphones cellulaires, par exemple. Quand cette technologie de communications était née il y a juste 20 ans, seuls les consommateurs précoces se sont payé le luxe d'arborer ces gros appareils et ces antennes de voiture qui claironnaient au monde qu'on était « branché ». Bien sûr, à l'époque, le statut suffisait, mais ce n'est plus vraiment le cas. Avec aujourd'hui plus de cinq milliards de gens sur la planète qui utilisent des téléphones cellulaires, c'est maintenant l'utilité de l'appareil et non son apparence qu'on achète. Les consommateurs s'attendent à ce que leur téléphone fasse tout, sauf peut-être les téléporter d'un endroit à l'autre, et ils ne sont pas déçus. Le design compte pour quelque chose, bien sûr, et les succès d'Apple sont là pour le rappeler à ses concurrents, mais les applications, le fonctionnement et les capacités de l'appareil sont plus importants encore. On n'est certainement plus à l'époque du « Admirez mon téléphone », mais plutôt « Admirez ce que je peux faire avec mon téléphone ». En résumé, peu de motivations externes et beaucoup de motivations internes. Le téléphone cellulaire est désormais un ordinateur, un appareil-photo, un connecteur au réseau social et en plus, il est sans fil, 4G, puissant et beau.

 

Notre enquête PanoramaTM (programme de suivi socioculturel exclusif à CROP) révèle que les propriétaires actuels de véhicules électriques sont des consommateurs précoces en quête de reconnaissance sociale qui sont fiers d'être les premiers sur le marché à essayer de nouveaux produits; ils sont donc des pionniers de la mobilité électrique par goût de l'innovation et non par souci pour l'environnement. De ce fait, et pour accroître leur part du marché automobile, les fabricants de voitures électriques se doivent de cibler le plus grand nombre possible de consommateurs grand public.

 

Car il ne faut pas se leurrer, si tout acheteur aime à savoir qu'en choisissant sa voiture, il contribue à sauver la planète, il veut avant tout être sûr que ça roule et que ça roule bien. Or, dans les salles de montre, on entend plus longuement décrire les limitations de la voiture électrique que ses bienfaits, ce qui est un renversement désastreux de toutes les règles de vente. En effet, quel conducteur trouverait acceptable que la batterie de sa nouvelle voiture ne lui permet de faire que 400 kilomètres avant de devoir s'arrêter et la recharger à nouveau? Compter seulement sur le sens moral du consommateur ne mène pas très loin; pensez au recyclage, par exemple. De nos jours, tout le monde s'y adonne, mais combien de nous continueraient à le faire si on devait marcher jusqu'à quatre coins de rues pour répartir ses déchets dans cinq contenants différents? Il y a donc une limite à ce qu'on peut exiger du citoyen et encore moins de son consommateur.

 

À part le recyclage, le seul autre rituel « écologique » qui ait été adopté au cours des dernières années et qui puisse être vu comme un changement dans le comportement du consommateur est l'élimination des sacs en plastique dans les supermarchés. Rappelons par contre qu'au-delà du fait que l'on affiche ainsi son respect de l'environnement, le sac réutilisable est populaire auprès des consommateurs pour une simple et bonne raison : il est très efficace pour transporter des choses.

 

Le message est ici très clair : on ne peut pas fonder un modèle d'affaires sur la seule bonne volonté du consommateur, certainement pas à 40 000 $ la pièce! Les fabricants de voitures électriques doivent donc perfectionner leur produit et en démontrer toute la fonctionnalité utilisateur s'ils veulent que le consommateur « embarque ». La première étape serait d'identifier des consommateurs satisfaits et d'en faire des porte-parole qui témoigneraient des avantages tangibles inhérents à l'utilisation d'un véhicule électrique, on cite par exemple :

 

-          le véhicule est pratiquement silencieux: on peut écouter sa musique préférée sans être dérangé par des bruits de moteur;

-     contrairement au moteur à explosion, le moteur électrique a sa pleine puissance dès le départ. Sur les premiers mètres, il se distingue favorablement d'une voiture de sport.

 

Parce que la clé de la réussite de la voiture électrique n'est pas de savoir ce qu'elle peut faire pour la planète, c'est plutôt tout ce qu'elle peut offrir à son conducteur.

Par CROP

CROP partenaire du vaste programme de recherche pour le développement de la Presse +

Catégories: Crop à la Une

Publié le 03-25-13 à 10:00

Au cours de la dernière année, CROP a eu le plaisir d’accompagner La Presse dans le développement de sa toute nouvelle application pour tablette électronique La Presse + en invitant la clientèle cible à de nombreuses séances d’expérimentation suivies d’entrevues individuelles ou de groupes de discussion.

Cliquez pour lire l'article paru dans La Presse

Par CROP

De l'importance de cadrer la problématique

Catégories: Nos capsules d'intérêt

Publié le 03-15-13 à 09:26

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Lors de la récente course à la présidence américaine, le président Barack Obama a profité du dernier débat consacré à la politique étrangère pour souligner tous les succès réalisés par son équipe et, de toutes ces réalisations, celle dont il était le plus fier - hormis bien sûr d'avoir pulvérisé Oussama Ben Laden - c'est la politique adoptée par son gouvernement sur la question du gaz de schiste et sa volonté d'en accélérer le processus d'exploitation.

À la même période et un peu plus au nord, l'opinion publique au Québec a rejeté en masse tout projet d'exploration de ce même gaz de schiste et, au Canada, l'opposition au « Northern Gateway » s'est mobilisée en grands nombres et avec autant de véhémence contre le projet d'oléoduc reliant Bruderheim en Alberta à Kitimat en Colombie-Britannique.

Pourquoi des problématiques similaires provoquent-elles de chaque côté de la frontière des réactions aussi diamétralement opposées?  C'est une question de valeurs, dirait-on, parce que les principes des Américains et des Canadiens à l'égard des ressources énergétiques sont probablement différents. Cependant, nous pensons que l'élément qui détermine de telles attitudes ne se trouve pas dans la réponse, mais plutôt dans la question et la façon dont elle est présentée. Le problème n'est donc pas dans l'image elle-même, mais dans le cadre.

Car, quel que soit l'enjeu, le cadre dans lequel on le présente détermine sa popularité ou l'opprobre à son encontre. Aux États-Unis, le gouvernement et le secteur de l'énergie se sont alliés pour présenter le gaz de schiste comme une alternative très viable dans la problématique de « l'autonomie énergétique ». À les entendre, l'exploitation du gaz de schiste assurerait l'autosuffisance énergétique des États-Unis et lui permettrait même de se transformer d'ici 2020 en un exportateur net de pétrole et de gaz. On voit ici l'ingéniosité de créer un lien direct entre le patriotisme et l'appui à l'extraction du pétrole et du gaz. La question qu'on a ainsi invité les Américains à se poser est « Est-ce que je veux dépendre des pays du Moyen-Orient et leur oligopole étroit sur mon approvisionnement en énergie... ou est-ce que je vais agir comme le fier Américain que je suis? », l'image de la bannière étoilée flottant dans le vent vient irrésistiblement en tête, on l'avoue. Cadrée ainsi, la réponse est évidente, la question ayant été délibérément formulée pour provoquer la réaction qu'on voulait.

Plus au nord maintenant, un sondage réalisé par CROP pour le compte des Chambres de commerce du Québec révèle que les Québécois sont presque deux fois plus opposés au gaz de schiste qu'aux sables bitumineux, une proportion vraiment très élevée si l'on se rappelle à quel point les sables bitumineux ont été malmenés dans les médias. Les Québécois disent qu'ils préféreraient s'approvisionner en énergie auprès des autres provinces ou d'autres pays plutôt que « d'exploiter » la leur. Donc au Québec, la découverte d'une nouvelle ressource énergétique a été accueillie comme une mauvaise nouvelle.

Il faut avouer que dès le départ, le secteur de l'énergie au Québec n'a pas su cadrer la question du gaz de schiste à son avantage, défi que ses détracteurs ont réussi à remporter en soulignant le risque potentiel de contaminer les eaux souterraines. La question qui a ainsi été plantée dans l'esprit du public est : « Est-ce que je veux que mon eau soit polluée? »; formulé ainsi, la réponse devient évidente. Le pire est que, une fois ce cadre mis en place, il est très difficile de l'en déloger. Retourner l'opinion dans un tel contexte devient une tâche ardue, comme l'a découvert à ses dépens Lucien Bouchard, porte-parole dont la crédibilité et l'allégeance au Québec ne sont plus à faire. En fait, son implication a plus de chances de porter atteinte à sa propre popularité que d'arriver à améliorer l'image du gaz de schiste.

Une problématique bien cadrée repose d'abord sur des données fiables sur l'opinion publique. On doit avoir une vision claire des forces et faiblesses de son projet, de ses alliés, de ses opposants, ainsi que de cette majorité silencieuse dont on peut ultimement rallier l'appui. Enfin, il est important de bien comprendre les motivations, tant rationnelles qu'émotionnelles, de ses détracteurs, le tout dans le but de bien ajuster ses communications.

À l'heure actuelle, le secteur énergétique souffre au Québec d'une image négative au sein de l'opinion publique et se doit de donner à ses enjeux un cadre nouveau. Ce ne sera certainement pas facile, mais c'est absolument nécessaire si on veut arriver à gagner les cœurs et les esprits à sa cause. En définitive, nos parents avaient bien raison, la vie nous donne rarement la chance de faire deux fois une bonne première impression.

 

Par CROP

Annonce des participants gagnants à l'étude Panorama

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Publié le 01-10-13 à 10:26

CROP dévoile la liste des gagnants qui ont participé au sondage CROP pancanadien sur les valeurs et habitudes de la population !  L'heureux gagnant de la somme de 10 000 $ en argent est Sharon Johnson.

Félicitations à tous les gagnants et merci à tous les participants !

1.     Sharon Johnson (10 000 $ en argent)

2.     Catherine Delmarque (iPad d'une valeur de 600$)

3.     Roger Deneault (iPad d'une valeur de 600$)

4.     Frieda Carter (iPad d'une valeur de 600$)

5.     Cecile Managhan (iPad d'une valeur de 600$)

6.     Leslie Cappe (iPad d'une valeur de 600$)

7.     Richard Greene (iPad d'une valeur de 600$)

8.     Pat Sloman (iPad d'une valeur de 600$)

9.     Peppino De Agostinis (iPad d'une valeur de 600$)

Par CROP