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Alain Giguère

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Bienvenue sur notre blogue. Ici, nous partageons nos idées et nos sources d’inspiration en toute liberté !

Le Panorama 2017 des consommateurs et citoyens du pays commence à voir le jour...

Catégories: Nos capsules d'intérêt

Publié le 04-05-17 à 10:56

Consommation, innovation, ludification, évasion, ..., des besoins de plus en plus persistants.

Le tout, dans un accroissement constant de visions apocalyptiques du monde actuel et de crise de confiance face à nos élites!

La cuvée 2017 de notre programme Panorama apparaît progressivement sur nos tablettes. Un superbe millésime : du fruit et de la charpente, des notes d'agrumes et de tannins secs!

Plus sérieusement...

Les visions apocalyptiques du monde actuel sont toujours en hausse : écologie, économie, société, tout change trop vite, donnant aux gens une impression de fin du monde imminente (ou à tout le moins de fin d'époque et de début de chaos généralisé). Cynisme et crise de confiance face aux élites de notre société sont toujours en évolution.

Toutefois sur le plan personnel, les gens expriment une vitalité nouvelle. On s'adapte. On apprend à vivre avec l'époque. Les gens veulent apprendre, s'améliorer constamment. Développer leurs capacités.

Un besoin d'évasion aussi, de divertissements, d'expériences nouvelles, sensuelles ou très intenses.

Et le tout culmine dans un désir de consommer qui atteint des niveaux record. L'endettement des gens vient restreindre leur capacité à dépenser, mais le besoin de s'évader vient en exacerber l'envie!

Par contre, on ne veut pas payer le prix! Ce dernier devient, encore plus qu'auparavant, le critère d'achat premier des consommateurs.

Des opportunités formidables pour les marques et les organisations, selon leur position sur ces tendances.

Laissez-nous vous aider!

En savoir plus...

Ces Québécois qui célèbrent Pâques!

Catégories: Nos capsules d'intérêt

Publié le 04-05-17 à 09:32

C’est bientôt Pâques, et CROP a voulu en savoir plus sur les Québécois qui célèbrent encore aujourd’hui cette fête. Voici certaines des motivations à poursuivre cette tradition ancestrale.

Pâques est certainement un jour spécial pour beaucoup de Québécois, mais…

… lorsqu’on célèbre ou souligne Pâques au Québec, ce n’est majoritairement pas pour son aspect religieux chrétien, sauf chez les 55 ans et plus qui sont plus de 40 % à souligner cette fête pour une raison spirituelle.

Les chocolats sont une valeur sûre!

Deux tiers des Québécois qui célèbreront Pâques cette année offriront des chocolats à leur famille ou leur entourage. Une occasion à saisir pour les commerçants, particulièrement ceux opérant un magasin de grande surface (77 % feront l’achat de chocolats en grande surface vs 23 % dans une chocolaterie).

Parmi les autres présents qui seront offerts à l’occasion de Pâques, notons les fleurs/plantes (14 %), les friandises de tous genres –exception faite du chocolat (11 %) et une variété d’autres cadeaux (5 %). En tout, ce sont près de 80% des Québécois comptant célébrer Pâques qui offriront des cadeaux.

Avez-vous l’intention de célébrer Pâques cette année?


(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


À l’origine, Pâques est une fête religieuse chrétienne. Lorsque vous célébrerez ou soulignez Pâques, le ferez-vous pour son caractère religieux ou spirituel ou non ?


(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Un menu « Spécial Pâques » à déguster à la maison

Une forte majorité (83 %) de Québécois compte déguster un repas de Pâques, et cela davantage à la maison/chez des amis (73 %) que dans un restaurant (10 %).

C’est donc le moment de cuisiner en famille et de se régaler de chocolat!

Joyeuses Pâques !

Une personne sur dix fantasme d’aller faire la Guerre sainte au Moyen-Orient! (Et le War Requiem de Benjamin Britten)

Catégories: Sur mon radar cette semaine

Publié le 04-03-17 à 17:10

Un fantasme : aller faire la guerre!

Enfin, c'est ce que nous disent 12 % des Canadiens!

L'idée de sonder sur un tel sujet nous est venue en constatant toute l'activité médiatique au cours des derniers mois sur les phénomènes de radicalisation.

Sans vouloir critiquer les médias, juste le fait qu'ils abordent cette question, qu'ils en fassent leurs premières pages peut donner l'impression que le mouvement est beaucoup plus important qu'il ne l'est en réalité (en termes de nombre d'individus mobilisés). À titre d'exemple, les musulmans représentent 3 % de la population, mais nos sondages ont démontré que les gens croient qu'ils sont beaucoup plus nombreux.  L'activité médiatique y est certainement pour quelque chose.

On pouvait donc faire l'hypothèse qu'un phénomène semblable puisse avoir cours pour la radicalisation. Par contre, dans ce cas-ci, l'intérêt est moins de sonder ceux qui partent (ce qui serait difficile à faire s'ils étaient partis), mais bien plutôt ceux qui « fantasment » de le faire. Il est clair qu'avant de quitter le pays pour une telle « aventure », un processus psychologique de « maturation » doit se passer dans l'esprit de ces apôtres fraîchement convertis. Avant de passer à l'acte, ces radicalisés ont sûrement passé beaucoup de temps à mûrir l'idée, à concevoir cette « mission » dans laquelle ils songent s'engager, à y donner un sens.

Ils ont idéalisé, sublimé leur engagement. Ils y ont trouvé une motivation que leur vie ne leur apportait pas avant qu'ils ne s'engagent sur cette voie. La question pouvait donc se poser à savoir combien de Canadiens, de Québécois entretiennent ce genre de fantasme de Guerre sainte!

Nous avons donc demandé aux gens s'ils étaient d'accord avec l'affirmation suivante, dans notre dernière enquête sur les valeurs des citoyens et des consommateurs au pays (une enquête reflétant l'ensemble de la société canadienne) : « Il m'arrive d'envier ces jeunes qui vont faire la Guerre sainte en Syrie et au Moyen-Orient ou qui donnent leur vie pour des causes auxquelles ils croient ».

Voilà qui fut encore une source « radicale » d'étonnement pour nous : 12 % des Canadiens s'estiment en accord avec une telle affirmation (4 % « tout à fait » et 9 % « plutôt » en accord). Il est intéressant de noter aussi qu'il n'y a pas de variation régionale au pays sur cette question; à l'exception du Québec qui se distingue comme étant la province où l'on retrouve le moins de citoyens en accord avec l'affirmation (9 %), alors qu'on aperçoit une importante activité médiatique sur le sujet.

Des jeunes en mal de sens

Sans surprise, ce sont les jeunes qui sont le plus en accord avec cette affirmation. Mais le niveau avec lequel ils sont en accord est tout à fait étonnant : 29 % chez les 18-24 ans et 20 % chez les 25-34 ans. Il faut aussi noter que même si la proportion de gens qui adhèrent à cette idée diminue proportionnellement et significativement avec l'âge, elle est quand même de 3 % chez les 65 ans et plus (un peu surréaliste de s'imaginer quelqu'un de 70 ans se fantasmant la Kalachnikov aux mains! - Un vieux baby-boomer, certainement).


C'est aussi chez les immigrants, les ouvriers, les gens ayant les niveaux de revenus et de scolarité les plus faibles et chez les hommes que l'on retrouve le plus d'individus à qui il arrive de fantasmer sur la Guerre sainte.

Ainsi, des conditions socioéconomiques plus difficiles peuvent donc offrir des contextes plus favorables à la radicalisation (ou au fantasme de). L'endoctrinement peut certainement se nourrir de ce type de conditions sociales. Des jeunes ayant une certaine rage de vivre qui se sentent constamment aux prises avec d'importantes contraintes sociales et économiques peuvent certainement finir par fantasmer sur le djihad comme « projet emballant »!

Les valeurs et postures mentales associées aux fantasmes du djihad!

Ce qui nous amène au profil de valeurs personnelles de ces « aspirants djihadistes ». Ils expriment un kaléidoscope complexe de motivations et de postures mentales. Ils se sentent exclus de la société. Ils ont l'impression de ne pas y trouver de place, de but, de sens. Ils ont l'impression de ne pas avoir d'emprise, de contrôle sur leur vie.

Ils expriment donc, en conséquence, un vif besoin de revaloriser leur identité sociale, pour eux-mêmes et auprès des autres. Ils veulent devenir « quelqu'un » dans la société, vaincre un certain manque d'estime d'eux-mêmes.

De plus, contrairement aux gens qui habituellement se sentent exclus dans la société, et c'est là la combinaison unique qui les amène à fantasmer sur le djihad, ils se sentent remplis de potentiel, aptes à relever des défis, tout en ayant la perception que la société les empêche de se réaliser.

La « Guerre sainte » est donc « fantasmée » comme un formidable projet de vie! Un projet qui donne un sens à la vie, qui permet de réaliser son plein potentiel, de revaloriser son statut, son identité sociale, de devenir quelqu'un socialement!

Évidemment, seulement une infime minorité de ceux qui entretiennent périodiquement ce genre de fantasme finit par se radicaliser, mais le portrait psychosociologique dépeint ici, représente certainement la porte d'entrée vers ce processus de radicalisation.


Un projet sociétal pour les marques et les organisations

Cet enjeu de radicalisation devrait, à mon sens, représenter une opportunité formidable d'engagement social pour les entreprises. Bien entendu, beaucoup d'intervenants travaillent activement pour prévenir la radicalisation. Pourtant, si en plus de ces initiatives, des marques et des entreprises s'y attaquaient comme projet de responsabilité et d'engagement social, on pourrait assurément observer une différence significative. Des projets d'emplois, d'intégration, de soutien à des communautés, peu importe les initiatives, l'enjeu social est suffisamment important pour qu'on y mette les ressources nécessaires.

Le War Requiem de Benjamin Britten

L'œuvre idéale en musique classique pour accompagner une telle problématique est certainement le « War Requiem » de Britten. Ce requiem, dépourvu de tout sens liturgique, constitue un virulent plaidoyer contre les guerres et leurs abominations. Britten avait composé cette œuvre, créée en 1962, pour l'inauguration d'une cathédrale, reconstruite après avoir été détruite durant la Seconde Guerre mondiale (à Coventry en Angleterre).

Le passage suggéré ici est « l'Agnus dei ». Le narratif chanté est constitué d'un poème qui associe la boucherie des champs de bataille de la Première Guerre mondiale à la crucifixion du Christ.

Ian Bostridge à la voix, Antonio Pappano au pupitre et l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia en répétition...

Une entente avec La Presse pour la publication de mon blogue!

Catégories: Sur mon radar cette semaine

Publié le 03-28-17 à 11:48

Chers amis, j'ai lancé il y a quelques semaines un blogue hebdomadaire sur des tendances de société et de marché, en les associant à des œuvres d'opéra ou de musique classique. Vous avez été nombreux à me suivre et je vous en remercie. Votre enthousiasme est grandement apprécié.

Suite au lancement de cette initiative, j'ai conclu une entente avec La Presse qui a gentiment accepté de me publier une fois aux deux semaines, à compter dorénavant du 4 avril prochain. Je me synchroniserai donc avec La Presse et publierai maintenant en même temps qu'eux (et sur le même sujet). La version de La Presse sera un peu écourtée par rapport à celle que vous retrouverez sur mon blogue, alors que cette dernière version que vous pourrez trouver sur le site de CROP contiendra plus de détails, les tableaux statistiques, le résumé des valeurs et cordes sensibles expliquant le sujet débattu dans le blogue et, bien sûr, les extraits d'opéra et de musique classique.

Au plaisir de reconnecter le 4 avril!

Alain Giguère
Président, CROP inc.
Le 28 mars 2017

34 % des Canadiens se préoccupent peu de savoir si les informations qu’ils lisent ou regardent sont vraies ou fausses, pourvu qu’elles les touchent émotionnellement! (Et le mensonge dans Don Giovanni de Mozart)

Catégories: Sur mon radar cette semaine

Publié le 03-20-17 à 16:18

Sommes-nous prêts pour un Donald Trump pour diriger le pays?

Durant sa campagne électorale, Donald Trump a admis avoir menti à quelques reprises lorsqu'il n'arrivait pas à captiver suffisamment ses auditoires. Lorsqu'il avait l'impression que les gens s'ennuyaient, il leur lançait des « ballons » et pouvait se rétracter par la suite lorsque l'information erronée n'était plus « utile ». Ce qui ne l'a pas empêché de devenir président des États-Unis. On aurait pu croire qu'un politicien qui admet mentir ne ferait pas long feu; mais au contraire, en disant ce que les gens voulaient entendre, peu importe que ce soit vrai ou faux, il a conquis les foules!

On a assisté aussi à toute cette explosion de « fausses nouvelles » (« fake news »), vague sur laquelle Monsieur Trump a certainement surfé (et semble continuer de le faire - en l'occurrence, la présumée écoute électronique de M. Obama).

Tout ce phénomène est profondément troublant. On ment aux gens, mais ça leur importe peu! Je me suis donc demandé s'il pouvait exister au pays une proportion significative d'individus pouvant réagir de façon similaire. Sans croire vraiment que nous arriverions à des résultats significatifs, nous avons quand même posé cette question dans notre dernière enquête sur les valeurs des Canadiens : « Quand je lis, j'écoute ou je regarde les informations, peu m'importe si elles ne sont pas totalement vraies, ce qui est important pour moi, c'est qu'elles me touchent émotionnellement, qu'elles fassent vibrer une corde sensible en moi ».

À notre plus grande stupéfaction, 34 % des Canadiens se sont estimés en accord avec cette affirmation! Près de deux personnes sur cinq au Québec (37 %), la province où cette proportion est la plus élevée, alors qu'on a obtenu 30 % en Colombie-Britannique et dans les Prairies, là où cette proportion est la plus faible.

Il est vrai qu'il y a trois fois plus de gens se déclarant « plutôt en accord » que « tout à fait d'accord » avec l'affirmation en question, 26 % contre 8 %; mais quand même, on ne rechigne pas trop à se faire mentir à la figure pourvu que l'on soit touché émotionnellement un peu!

Même ceux qui s'estiment « plutôt en désaccord » avec l'idée en question, une personne sur trois au pays (32 %, 38 % au Québec), sont étonnants! Comment peut-on ne pas être tout à fait en désaccord avec une telle affirmation? (34 % au pays, 26 % au Québec).

Des clientèles plus vulnérables

Les gens en accord avec ladite affirmation se retrouvent parmi ceux qui ont les revenus et les niveaux d'éducation les plus faibles au pays, parmi les immigrants, parmi les ouvriers et les cols bleus. Les plus étonnants sont les jeunes : 43 % des gens âgés de 18 à 24 ans sont en accord avec la question, 39 % chez les 25-34 ans.

C'est comme si devant une certaine vulnérabilité socioéconomique, le besoin de se faire réconforter dans ses perceptions, d'éprouver quelques émotions gratifiantes, d'être ému était plus important que d'avoir l'heure juste! Comme dans les régimes autoritaires, soviétiques ou communistes, c'est l'efficacité, l'utilité de l'information qui est importante et non sa justesse! L'efficacité étant, dans ce cas-ci, la capacité d'émouvoir, de toucher les cordes sensibles des gens.


Cliquez ici pour voir les résultats détaillés

Est-ce là que nous mène le vent de populisme qui traverse actuellement les démocraties occidentales : la vérité comme une tradition perdant de sa pertinence dans ce nouveau monde complexe et incertain dans lequel nous sommes de plus en plus engagés?

Les valeurs et « postures mentales » motivant cette acceptation docile du mensonge!

Le profil socioculturel de ces « crédules assumés » permet quand même de comprendre pourquoi ils expriment une telle attitude. D'abord, ce sont des gens profondément cyniques. Ils croient que de toute façon toutes les élites de la société leur mentent! Les médias, les politiciens, les gens d'affaires, même les scientifiques, toutes ces élites ont quelque chose « à vendre » et nous mentent pour obtenir ce qu'elles veulent!

Ils se sentent aussi plus ou moins en posture d'exclusion dans la société. Ils se sentent déconnectés par rapport à ce qui se passe dans la société, à ce que l'on raconte dans les médias. Ils ont l'impression qu'il n'y a pas (ou plus) de place pour des gens comme eux dans notre société. Ils sont fatalistes. Le pire risque de leur arriver. Ils ont l'impression qu'ils ont peu de contrôle sur leur vie, tout en ayant l'impression en même temps qu'ils peuvent finir par s'adapter à la vie actuelle. Ce, par la désobéissance civile notamment (aux grands maux, les grands moyens!).

Ils valorisent aussi des leaderships forts dans la société, comme solution de redressement à ce monde qui leur donne l'impression de les exclure.

Nous revoilà donc revenus à M. Trump ou à son éventuel équivalent canadien!


Cliquer ici pour consulter le profil des valeurs)

Les opportunités pour les entreprises et les organisations

J'aime bien, lorsqu'on identifie des phénomènes de société et de marché, en tirer des implications et des opportunités pour les organisations, les entreprises et les marques. Dans ce cas-ci, je ne conseillerais certainement pas de mentir aux gens ou aux consommateurs tout en les touchant émotionnellement afin de promouvoir sa cause! Mais les gens ont certainement besoin d'être émus, réconfortés, mobilisés via leurs cordes sensibles. L'opportunité en communication pour les marques et les organisations est donc, plus que jamais, de toucher les gens émotionnellement. Les informer est certes nécessaire, mais non suffisant.

Bien sûr, il faut redoubler de vigueur pour débusquer les fausses nouvelles et leurs auteurs. Un appel sans équivoque aux médias, aux organismes de presse et aux plateformes de médias sociaux. Il me semble que les efforts de Facebook et autres sont bien timides compte tenu de l'ampleur du phénomène.

Le mensonge chez Don Giovanni!

Dans l'histoire de l'opéra, l'un des plus grands menteurs, si ce n'est le plus grand, est certainement Don Giovanni. Il ne mentait pas pour conquérir le pouvoir politique, mais bien pour conquérir les femmes! J'ai choisi ici un extrait dans lequel son valet, Leporello, tente de « consoler » une conquête abandonnée de son patron. Il lui explique qu'elle n'est malheureusement qu'une de ses nombreuses conquêtes auxquelles il promet mer et monde (le mariage notamment) pour se prévaloir de leurs charmes. Il s'agit de ce que l'on nomme dans le répertoire « l'Air du catalogue », et j'oserai déclarer que c'est certainement l'un des plus beaux de toute l'histoire de la musique. Ici, dans une production « moderne » de la Scala de Milan (décembre 2011).

W. A. Mozart : Don Giovanni - Peter Mattei, Bryn Terfel, Anna Netrebko, Barbara Frittoli, Giuseppe Filianoti, Anna Prohaska, Coro e Orchestra del Teatro alla Scala, Daniel Barenboim, Production: Robert Carsen, Milano, release 06 Nov. 2015, Deutsche Grammophon.