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Alain Giguère

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Bienvenue sur notre blogue. Ici, nous partageons nos idées et nos sources d’inspiration en toute liberté !

Opinion des résidents de Brossard, St-Bruno et St-Lambert à l’égard de l’agglomération de Longueuil

Catégories: Crop à la Une

Publié le 03-17-17 à 15:52

CROP a mené en mars 2017 une étude téléphonique auprès de 1000 résidents des villes de Brossard, St-Bruno-de-Montarville et St-Lambert portant sur la notoriété de la campagne « On paie trop pour Longueuil ». La perception des citoyens à l’égard de la structure de gestion des taxes et leur opinion à l’égard d’une consultation publique qui viserait à demander au gouvernement de sortir les trois villes de l’agglomération de Longueuil sont aussi des sujets qui ont été abordés lors de cette étude.

Pour connaître et comprendre les résultats sous différents angles, veuillez cliquer sur les liens ci-dessous.

Cliquez ici pour consulter l’article paru dans Le Courrier du Sud – La Population est derrière les maires des villes liées (lien seulement disponible en français)

Cliquez ici pour consulter l’article paru dans Les Versants – Un sondage et un dernier appel au premier ministre (lien seulement disponible en français)

Cliquez ici pour consulter le communiqué de presse – Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert se préparent à sortir de l’agglomération de Longueuil (lien seulement disponible en français)

Cliquez ici pour consulter la vidéo diffusée à CTV News – South Shore mayors want out of agglomeration (lien seulement disponible en anglais)

Les Canadiens, le populisme et la xénophobie

Catégories: Crop à la Une

Publié le 03-14-17 à 10:37

CROP a mené en janvier et février 2017 une étude web auprès des Canadiens portant sur le populisme et la xénophobie. Pour connaître et comprendre les résultats sous différents angles veuillez cliquer sur les liens ci-dessous.

Cliquer ici pour consulter l’article paru sur Radio-Canada.ca – Prêt pour un Trump canadien? (lien seulement disponible en français)

Cliquer ici pour consulter l’article paru sur Radio-Canada.ca – Une majorité de Canadiens exprime des craintes face à l'immigration (lien seulement disponible en français)

Cliquer ici pour consulter l’article paru sur CBC.ca – Canadians divided when it comes to immigration, poll suggests (lien seulement disponible en anglais)

26 % des Canadiens croient que les hommes sont supérieurs aux femmes! (Et la scène de la folie dans Lucia di Lammermoor)

Catégories: Sur mon radar cette semaine

Publié le 03-10-17 à 17:14

L'égalité des sexes toujours en attente!

La Journée internationale des femmes, le 8 mars dernier, m'inspira à remettre en perspective une de nos questions de sondage dont les résultats m'ont toujours intrigué : « Quoi qu'on dise, l'homme conserve certaines supériorités naturelles sur la femme contre lesquelles on ne peut rien ». Une personne sur quatre au pays (26 %) est en accord avec cette affirmation, presque une sur trois au Québec (31 %), la province où l'accord avec cette question est le plus élevé, l'Atlantique étant la région où l'accord est le plus bas (à 20 %).

Le plus curieux est d'observer que ce sont les jeunes, les milléniaux, qui sont le plus en accord avec cette affirmation (32 %, une personne sur trois, et 37 % au Québec). Est-ce l'influence d'Hollywood? Les immigrants (les gens qui ne sont pas nés au pays), les techniciens et les ouvriers se distinguent aussi comme étant particulièrement en accord avec cette affirmation.

De plus, nous suivons les résultats de cette question depuis plusieurs années et les proportions ne bougent presque pas (23 % au pays en 2000). Un fond de sentiment de supériorité masculine refuse de se désincruster dans la société et ne semble pas vouloir bouger.

Soulignons enfin que même des proportions très semblables de femmes sont d'accord avec cette affirmation (24 %, 27 % au Québec), pour conclure que Tarzan peut certainement trouver sa Jane au pays!

Supériorité ou différence? Les valeurs et cordes sensibles sous-jacentes à ce point de vue

On nous a déjà fait remarquer qu'à toute interprétation « machiste » des résultats de cette question, on peut objecter que la force physique chez l'homme peut lui conférer une « certaine supériorité » (les hommes et les femmes ne sont pas dans les mêmes compétitions aux Olympiques). D'autres, partageant des points de vue plus féministes ou moins machistes, nous disent plutôt qu'aujourd'hui, la force physique chez l'homme est davantage une différence qu'une supériorité. Dans une économie de plus en plus orientée vers le savoir et même dans des métiers traditionnellement réservés aux hommes, les femmes performent aussi bien que ces derniers.


Cliquez ici pour voir les résultats détaillés

D'ailleurs, ce qui est le plus convaincant dans ce débat c'est le profil des valeurs personnelles de ces individus qui sont en accord avec ladite affirmation : ils ne peuvent pas être plus conservateurs.

Ils expriment aussi une vive difficulté à vivre avec l'époque, un très faible sentiment d'emprise sur leur vie, une difficulté à vivre avec le changement et la complexité de la vie actuelle. Pour eux, la société n'a plus de balises, de normes, de morale, les rôles de chacun sont déstructurés. L'émancipation des femmes hors de leurs rôles traditionnels est une preuve de plus pour ces individus que notre société s'en va à la dérive!

Une question de statut est aussi en jeu, tout comme il y a beaucoup de nostalgie dans la psychologie sociale de ces individus. La nostalgie d'une époque où l'homme était la figure dominante, où il avait le statut le plus élevé dans la société. Ce besoin d'expériences de statut est toujours bien présent chez ces individus. C'est notamment ce besoin de statut social enviable qui motive ces individus à vouloir se camper dans des rôles traditionnels où les hommes et les femmes ont leurs places respectives (correspondant aux stéréotypes d'antan).

Il faut aussi ajouter qu'on retrouve une proportion significative d'immigrants, de gens nés à l'extérieur du pays, parmi les gens en accord avec cet énoncé. Ils proviennent souvent de sociétés dont les valeurs sont plus traditionnelles et qui imposent toujours des rôles très prédéterminés aux hommes et aux femmes.

Tout ça pour conclure que ceux qui sont d'accord avec cette question voient vraiment dans cette affirmation l'expression d'une supériorité sociale des hommes vis-à-vis des femmes dans des rôles stéréotypés traditionnels auxquels ils tiennent!

Les opportunités pour les entreprises et les organisations.

Je n'ai nullement la prétention de pouvoir proposer des solutions aux problèmes d'égalité entre les hommes et les femmes dans la société, d'autres s'y sont engagées depuis fort longtemps. Mais, compte tenu de ma préoccupation marquée pour la responsabilité sociale des entreprises (je crois sincèrement qu'elles doivent toutes s'y mettre), voilà un autre chantier fort prometteur.

Toutes les entreprises et les organisations sont fondées sur des valeurs. En 2017, dirait M. Trudeau, l'égalité, l'égalité des chances devrait faire partie des valeurs fondamentales de toute organisation, et des pratiques concrètes devraient être mises en place afin de s'assurer que cette valeur s'intègre dans la culture organisationnelle. Particulièrement où il y des techniciens, des jeunes et des immigrants, promouvoir une culture organisationnelle fondée sur l'égalité pourra sûrement faire évoluer la situation. D'autant plus que les résultats à cette question n'ont presque pas bougé en 20 ans.

Même pour les marques, promouvoir l'égalité des sexes ne peut que leur bénéficier sur les marchés d'aujourd'hui. À ce titre, Audi a eu une pub magnifique lors du dernier Superbowl, un placement média qui n'est certainement pas un des plus féministes! (http://www.superbowlcommercials.co/audi/)


Cliquer ici pour consulter le profil des valeurs)

La scène de la folie dans Lucia di Lammermoor

Mon clin d'œil « opératique » de cette semaine, illustrant le chemin que les femmes ont fait socialement au cours des siècles, me provient de Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti. L'opéra italien du 19e siècle a  régulièrement dépeint les femmes en hystériques, névrosées et instables. Dans cet extrait, Lucia a effectivement perdu la tête! Son frère l'a mariée de force à un « bon parti » pour l'avancement social de la famille. Le soir des noces, Lucia, comme dans un état de psychose, tue son nouveau mari et chante son allégresse de retrouver bientôt son ancien amoureux! Un passage que l'on nomme « l'air de la folie » dans le répertoire. Un bijou sur le plan mélodique!

Donizetti: Lucia di Lammermoor / Netrebko, Beczala, Kwiecien, The Metropolitan Opera, New York, 2009, Deutsche Grammophon.

REER ou pas REER, telle est la question!

Catégories: Nos capsules d'intérêt

Publié le 03-09-17 à 20:14

La saison des impôts approchant à grands pas, CROP a interrogé en février dernier les travailleuses et travailleurs québécois à propos de leurs comportements ainsi que leurs perceptions à l’égard de leur retraite. Voici ce qu’on nous a dit :

Contribution des travailleurs à leur retraite… une question de génération

Globalement, plus d’un travailleur québécois sur deux a accès à un fonds de pension offert par son employeur. Étonnamment, les travailleurs plus âgés sont moins nombreux à avoir accès à ce type de régime.

Pour l’année fiscale 2016, les 35 à 54 ans ont été plus assidus à s’assurer une retraite plus confortable en contribuant à un REER (47 % avaient contribué avant février) ou en ayant l’intention de le faire avant le 1er mars. Par contre, un travailleur sur deux de 55 ans et plus déclare sa ferme intention de ne pas y contribuer cette année.

Les 55 ans et plus semblent donc, dans l’ensemble, moins enclins à planifier actuellement leur retraite, peut-être parce que cela a déjà été fait et qu’ils n’ont plus à s’en inquiéter?








Une majorité de travailleurs québécois dit être optimiste quant à sa situation financière au moment de la retraite

Sans surprise, les travailleurs qui contribuent actuellement à un fonds de pension ou à un REER sont, dans l’ensemble, davantage confiants quant à une retraite aisée que ceux qui ne le font pas.

Une raison de plus de commencer à penser à sa retraite!

Votre employeur vous offre-t-il la possibilité de contribuer à un fonds de pension?


(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Avez-vous contribué ou avez-vous l’intention de contribuer d’ici le 1er mars 2017 à un REER?


(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


Lorsque vous pensez à votre situation financière au moment de votre retraite, diriez-vous que vous êtes…


(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


45 % des Canadiens nous disent que consommer est un des plus grands plaisirs de la vie! (Et l’air des Bijoux de la Castafiore)

Catégories: Sur mon radar cette semaine

Publié le 03-03-17 à 13:11

La consommation comme source unique de gratification!

Qu'il s'agisse de l'une de ces nouvelles télévisions 4K, d'un sac à main ou de souliers griffés, du dernier téléphone intelligent sur le marché, ou même de quelque chose d'aussi simple que le dernier disque d'un artiste populaire ou une bonne bouteille de vin..., peu importe ce qui est acheté, lorsqu'on creuse un peu dans la psyché des gens, la consommation génère incontestablement d'importantes expériences de gratification (variable quand même selon chacun des consommateurs).

Par ailleurs, à un rythme de plus en plus effréné, le marché nous inonde constamment de nouvelles offres, d'innovations et de gadgets, de produits améliorés, de nouveaux services, de nouveaux designs, nous invitant à de nouvelles expériences, etc. Une stimulation constante vient nous solliciter.

Et le marché est d'une formidable résilience à cet effet. Le taux d'endettement des consommateurs ne cesse d'augmenter et une logique strictement économique voudrait que la consommation des ménages s'affaisse un peu (population vieillissante, revenu plus ou moins à la hausse et endettement croissant, etc.). Mais non, le marché tient bon, les ventes au détail (incluant toutes les formes de distribution) ne se portent pas si mal.

Or, c'est justement parce ce qu'il y a des facteurs en jeu encore plus prédominants que ceux strictement économiques que la consommation de biens et services se tire si bien d'affaire : les valeurs des consommateurs, leurs motivations et cordes sensibles y jouent un rôle de premier plan.

Le plaisir de consommer comme une des motivations les plus porteuses chez les consommateurs

Par-delà les besoins strictement utilitaires motivant la consommation, un vif désir de gratification motive l'achat et l'usage de biens et services. Lors d'une de nos études, 45 % des Canadiens se sont estimés en accord avec l'idée voulant que « consommer, se payer quelque chose de nouveau, est un des plus grands plaisirs de la vie »! Près d'un consommateur sur deux au pays!

Le Québec, avec sa joie de vivre, remporte la palme du plus grand enthousiasme à 52 %, alors que c'est en Alberta que l'on trouve le taux le plus faible à 35 %. On observe aussi que c'est chez les milléniaux, les jeunes âgés de 18 à 34 ans, que cet enthousiasme pour la consommation est le plus élevé (54 %).

En fait, cet enthousiasme est l'expression d'un imposant cocktail de valeurs et de cordes sensibles venant motiver l'envie de consommer. Ces motivations peuvent varier d'une catégorie de produits à l'autre, mais certaines sont universelles, dont le besoin d'expériences de statut (« parce que vous le valez bien » dirait L'Oréal). Le produit, le service, la marque et l'expérience ont l'opportunité de valoriser celui qui les acquiert, les possède et qui les « porte ». Voilà ce qui, de loin, motive le plus cet enthousiasme pour la consommation. On veut se prouver « qu'on le vaut bien », tout comme on veut le prouver aux autres. On bâtit son identité avec ces produits, ces services et ces marques. On a l'impression d'avoir plus de valeur auprès des autres. Et, de nouveaux produits arrivant sans cesse sur le marché, ces acquisitions sont constamment à refaire pour maintenir son statut.


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Une autre motivation est certainement le « jeu », particulièrement en technologie. On veut des appareils, des interfaces et des expériences ludiques. On veut transformer le moindre rituel de la vie quotidienne en jeu, en occasion de divertissement (« gamification »).

Notons aussi que la responsabilité sociale et écologique s'impose de plus en plus comme un critère d'achat incontournable pour les consommateurs (à efficacité et prix comparables).

Enfin plusieurs autres cordes sensibles viennent motiver la consommation, mais elles sont souvent associées à des catégories de produits spécifiques.

Les opportunités pour les marques

La première et la plus importante est d'intégrer le plus possible des expériences de statut dans l'expérience de marque. Des privilèges, un prestige, des éléments d'expérience qui feront que le consommateur peut être fier de s'associer à la marque, de la « porter », pour sa propre identité personnelle et pour celle qu'il projette auprès des autres. Les programmes de fidélisation, lorsque bien conçus, peuvent jouer un rôle important ici en offrant des privilèges distinctifs selon la loyauté des clients. Plus on peut ajouter une valeur de prestige à l'expérience de marque, plus on joue sur cette corde sensible des consommateurs.

Il y a défi d'être ludique aussi. Toutes les marques ont l'opportunité de devenir des médias et donc de divertir tout en informant. Les interfaces et la technologie qui encadrent l'expérience de marque se doivent d'être ludiques.

Et enfin, la marque, tout comme l'entreprise qu'elle représente, se doit d'être socialement et écologiquement responsable. Ces critères doivent faire partie de la promesse de marque.


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Lien connexe : Les cordes sensibles des consommateurs d'ici – Infopresse

L'Air des bijoux dans Faust de Gounod

Un des plus beaux exemples que l'opéra peut nous donner du rehaussement de l'identité des gens par les produits qu'ils « portent » est certainement l'Air des bijoux dans Faust de Charles Gounod. Une référence qui est certainement familière à tous ceux qui ont lu Les aventures de Tintin lorsqu'ils étaient jeunes. C'est l'air chanté par la Castafiore dans l'Affaire Tournesol et qui exaspérait tant le capitaine Haddock. Les paroles ne peuvent pas être plus évocatrices... « Ah! Je ris de me voir si belle en ce miroir, ... Est-ce toi, Marguerite? ... Non, ce n'est plus toi! Non... C'est la fille d'un roi... ».

On rêve tous un peu que les marques, les produits et services que l'on consomme nous fassent passer pour la fille ou le fils d'un roi!

Faust, Charles Gounod: Jonas Kaufmann, René Pape, Marina Poplavskaya, Orchestra & Chorus of The Metropolitan Opera, Yannick Nézet-Séguin, New York, 2014, Decca.